Reconversion après poste QSE

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  • Ce sujet contient 3 réponses, 3 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Asixu, le il y a 1 mois.
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  • #18929
    Asixu
    Participant

    Bonjour à tous,

     

    Je suis en CDI dans le milieu du QSE depuis 7 ans (9 si on compte l’alternance) et je suis en pleine réflexion sur une reconversion pour quitter ce milieu.

    J’ai exercé dans différentes entreprises, de tailles variables (de -50 salariés au groupe international de 23 000 collaborateurs) et dans divers secteurs (service, transport, agroalimentaire) .

    A chaque fois je fais le même constat : j’aime mon métier mais je n’aime pas les conditions dans lesquelles je l’exerce. Dans chaque entreprise, c’est le même discours, les fonctions transversales sont là pour accompagner les managers directs et non pas pour faire à leur place. Malheureusement, derrière cette belle politique d’entreprise se trouve une réalité plus sombre : les fonctions transversales sont au service des managers et servent de soupape de sécurité pour les tâches que les managers ne veulent pas ou ne savent pas faire.

    Dans mon entreprise actuelle, je suis seule dans le service QSE pour 500 salariés. Au recrutement il m’a été annoncé que la politique groupe se basait sur une grande autonomie des sites et une internalisation par les managers et les services d’une partie des fonctions QSE (analyse de risque, Plan de Prévention, Protocole de Sécurité, accueil sécurité, suivi des NC machines, VGP etc…). Mon rôle devait être d’analyser les AT/MP, de mener la démarche de prévention des MP, de conseiller et d’accompagner les managers sur le suivi du plan d’actions, d’auditer le site, d’animer les CSSCT et de m’occuper de la mise en place de projets d’envergures au niveau de l’usine (ex : apport de l’expertise QSE dans les projets de déploiement de nouvelles technologies comme des systèmes robotisés… ).

    La réalité est tout autre, les managers et services n’ont pas internalisé grand-chose, le site est en retard sur absolument tout d’un point de vu QSE (Document Unique plus à jour depuis 5 ans, des centaines de non-conformités machines, même les basiques comme les registres réglementaires n’étaient pas présents…). Et comme nous avons des accidents de travails graves, j’ai la CARSAT et l’inspection du travail (et la DREAL mais c’est une autre histoire) sur le dos.

    Cerise sur le gâteau, le groupe vient interférer dans les décisions (le plus souvent sans aucune logique avec la situation réelle), impose des actions chronophages (en lien avec des engagements fermes avec les partenaires sociaux qu’il faut absolument tenir sous peine de mouvement social) alors que nous n’avons déjà pas le temps de faire « la base ». Conséquences : les managers refusent de s’occuper des tâches QSE et ma direction me demande de m’en occuper « même s’ils ont conscience que ce n’est pas mon travail ». bien évidement, c’est mission impossible de gérer seul les aspects QSE d’une entreprise de 500 salariés et encore moins avec 10 ans de retard à combler. Je précise que j’ai déjà échangé sur ce sujet avec ma direction, ils « m’entendent » et « me comprennent » mais rien de concret ne sort de ces échanges.

     

    Y-a-t ’il parmi vous des personnes qui sont ou se sont retrouvées dans la même situation que moi ? Qu’elle a été votre stratégie : reconversion ou changement d’environnement de travail pour (enfin!) trouver une entreprise qui respecte la fonction QSE ?

    #18934
    Butsu18200
    Participant

    Bonjour,

    Le poste d’auditeur QSE serait peut-être à envisager ?

    Plutôt que de vous acharner à mettre en place un SMQ/SST/E, votre mission serait à présent de le contrôler dans les entreprises ?

    Dans l’attente de votre retour

    Cordialement

    #18935
    THAUMASIA_Academie
    Maître des clés

    Bonjour,

    Effectivement, c’est une situation parfois vécue par certain.e.s de nos client.e.s : au-delà des promesses et des engagements parfois annoncés à grands renforts de politiques et déclarations de toutes sortes, la réalité et le vrai leadership est parfois qu’il n’y a aucun leadership en « vrai ».

    Ce n’est effectivement pas la majorité des cas (dans le contexte dans lequel nous évoluons), mais cela existe. Les deux stratégies sont alors (pour le/la responsable concerné.e) :

    – de s’appuyer sur l’analyse et la gestion des risques et sur les modes d’information et de revue existantes avec la Direction (revues de Direction et revues ou comités intermédiaires) afin de partager les risques, et donc, de les faire connaitre à la Direction. « Elle » ne pourra plus les ignorer, les accepter peut-être, mais pas ne pas les connaitre. A partir de là, cela devient leur responsabilité également (pas de prise de conscience à attendre à ce stage, mais au moins un partage de responsabilité). Parfois, cela initie le début de la compréhension.

    – de changer de société. Dans le contexte que vous décrivez : il n’y a pas de raison que votre environnement change. Soit vous l’acceptez, soit vous ne l’acceptez pas. Dans ce dernier cas : vous avez capté une expérience qui a de la valeur et il est peut être temps de faire fructifier votre « capital compétence » ailleurs. Évidemment, la situation économique n’est pas excellente en ce moment : mais vous avez le temps de trouver en commençant à chercher… maintenant.

    #18938
    Asixu
    Participant

    Bonjour,

    Merci pour vos réponses.

    Le poste d’auditeur n’est pas compatible avec mes choix de vie (déplacement ++ et découchés), tout comme le conseil.

    Après deux années à gérer les urgences (injonctions, arrêts machines, NC, PDP, PS …) j’essaye de revenir aux basiques. L’évaluation de risque est au programme de l’année prochaine avec détachement de 2 personnes à 30% du temps. Une victoire? Et bien pas vraiment, les choses ont bougées seulement après menace de dénonciation à l’inspection du travail par les membres CSE… En parallèle nous continuons notre fuite en avant en faisant (mal) des actions non prioritaires.

    Changer d’entreprise, c’est bien le sujet. Mais beaucoup de mes collègues de promo font les mêmes constats que moi, il est difficile de trouver une bonne entreprise car les bonnes places tournent peu. Puisqu’il est question de changer, pourquoi ne pas changer le métier? Il me semble plus simple de se reconvertir à 30 ans plutôt qu’à 40.

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